lundi 23 octobre 2023

Véronique Olivares Salou dessine un bref portrait de Josep Roig

José Roig fuit un compagnon d’enfance et de misère de mon père, il m’a vu naître, je l’ai connu toujours. Lui et sa famille étaient dans mon horizon, mon histoire, ma mémoire, mes racines comme partie intégrante de ma découverte du monde. C’est un homme qui toujours lutta pour déloger la dictature franquiste, or il ne voulait pas que cela se dise. Il a toujours refusé d’écrire ou de faire écrire son parcours héroïque. Ce n’est qu’après sa mort que son fils Germinal et moi avons découverte, dans ses papiers, son Journal.

Il sacrifia beaucoup de son confort et de sa tranquillité à son idéal. Il laissa son nom, des décennies, accroché aux branches épineuses des genêts de l’Ariège, et quand il reprit son identité, curieusement ses amis lui redonnèrent son patronyme, mais lui laissèrent le prénom de Tonio au lieu de lui rendre José. Il fut toujours pour nous tous, un Tonio usurpé et un José camouflé.

Né à Tarrasa, en Catalogne, le 19 décembre 1916, élevé dans un des berceaux de l’anarchie. Il est tombé dedans, dès son premier cri et depuis elle ne l’a plus quitté. Ils sont quatre frères et une sœur: Lorenzo, José, Jacinta, Francisco et Mariano.

Véronique Olivares




El text que reprodueix aquest blog és una traducció al francès, feta per Véronique Olivares, de Cuaderno dedicado a las memorias de mi vida, escrit per Josep Roig, que forma part del llibre Mémoires espagnoles. L'espoir des humbles (Éditions Tirésias, París, 2008).

Les notes a peu de pàgina són exclusivament obra de Véronique Olivares.

Jordi F.