José Roig fuit un compagnon d’enfance et de misère de mon père, il
m’a vu naître, je l’ai connu toujours. Lui et sa famille étaient dans mon
horizon, mon histoire, ma mémoire, mes racines comme partie intégrante de ma découverte
du monde. C’est un homme qui toujours lutta pour déloger la dictature
franquiste, or il ne voulait pas que cela se dise. Il a toujours refusé
d’écrire ou de faire écrire son parcours héroïque. Ce n’est qu’après sa mort
que son fils Germinal et moi avons découverte, dans ses papiers, son Journal.
Il sacrifia
beaucoup de son confort et de sa tranquillité à son idéal. Il laissa son nom,
des décennies, accroché aux branches épineuses des genêts de l’Ariège, et quand
il reprit son identité, curieusement ses amis lui redonnèrent son patronyme,
mais lui laissèrent le prénom de Tonio au lieu de lui rendre José. Il fut
toujours pour nous tous, un Tonio usurpé et un José camouflé.
Né à Tarrasa, en Catalogne, le 19 décembre 1916, élevé dans un des berceaux de l’anarchie. Il est tombé dedans, dès son premier cri et depuis elle ne l’a plus quitté. Ils sont quatre frères et une sœur: Lorenzo, José, Jacinta, Francisco et Mariano.
Véronique Olivares
El text que reprodueix aquest blog és una traducció al
francès, feta per Véronique Olivares, de Cuaderno dedicado a
las memorias de mi vida, escrit per Josep Roig, que forma part del
llibre Mémoires espagnoles. L'espoir des humbles (Éditions
Tirésias, París, 2008).
Les notes a peu de pàgina són exclusivament obra
de Véronique Olivares.
Jordi F.
